Annoncée comme l’une des révolutions numériques les plus importantes de ces dernières années, la blockchain fait beaucoup parler d’elle. Toutefois, elle reste encore très obscure. Et on perçoit mal en quoi elle va, très probablement, modifier en profondeur nos habitudes quotidiennes. Notamment dans le domaine de la finance et de la banque.
Focus sur cette nouvelle technologie complexe aux potentiels incroyables.

Blockchain

La blockchain : définition
Voyons la définition donnée par Blockchain France, le hub de la blockchain en France qui accompagne les entreprises et le grand public dans le déploiement de cette nouvelle technologie.
La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle.

Elle est semblable à une grande base de données dans laquelle est inscrit l’historique de tous les échanges réalisés entre ses utilisateurs depuis sa création.
Elle peut-être envisagée de 3 façons :

  • pour des transferts d’actifs comme la monnaie
  • afin de s’assurer de la traçabilité des actifs et produits
  • lors de l’exécution automatique de certains contrats ‘smart contracts’

Si l’on parle de blockchain, c’est au regard de la constitution de cette technologie, construite sur des blocs, qui représentent eux-mêmes une chaîne. Chaque transaction réalisée est chiffrée et stockée dans un bloc, lequel peut contenir plusieurs transactions distinctes. Chacun des blocs est protégé par des procédés cryptographiques, les utilisateurs ne pouvant les modifier a posteriori.

L’une des particularités de cette technique est qu’elle n’est hébergée par aucun serveur. Ce sont en effet certains utilisateurs volontaires qui hébergent un maillon de la chaîne et mettent à disposition leur temps et leurs ordinateurs pour administrer la blockchain. Il n’y a ainsi aucun intermédiaire, chacun pouvant vérifier lui-même la validité de la chaîne.

Utilisation de la blockchain
La blockchain a été conçue avec le bitcoin en 2008 mais aujourd’hui, les entreprises commencent à envisager des utilisations hors le bitcoin.

Le bitcoin
Le bitcoin désigne deux éléments :

  • un protocole de paiement sécurisé et anonyme
  • une crypto-monnaie.

Tout le monde peut accéder à cette blockchain et utiliser des bitcoins pour acheter des biens et services.

 A noter : les bitcoins peuvent être échangés contre des devises

L’une des limites du système aujourd’hui réside dans l’extrême volatilité des bitcoins du fait de la forte spéculation qui existe autour de cette monnaie et de l’absence d’autorité de régulation.

La blockchain dans l’assurance
Axa est le premier assureur en France à utiliser cette technologie qui permet des transferts plus sécurisée. Depuis 2017, le groupe a lancé une assurance automatisée pour les retards de vol d’avion. Basée sur un « smart contract », l’assurance Fizzy déclenche un versement automatique d’indemnités dès lors qu’un retard de vol est constaté.

La blockchain dans la banque
UBS et IBM travaillent actuellement sur une plateforme de trade finance qui permettra de suivre une transaction du départ de la marchandise jusqu’à son arrivée au port de destination.
Le Crédit Agricole expérimente une plateforme permettant aux clients transfrontaliers de  transférer leur salaire en francs suisses vers leur compte bancaire français en quelques minutes au lieu de trois jours actuellement.
Toutes ces technologies utilisent les possibilités de la blockchain.

La blockchain dans le secteur de la distribution
Carrefour vient de rejoindre une plateforme offrant la possibilité de tracer le circuit des aliments vendus en magasin.

Ce ne sont-là que quelques exemples des possibilités infinis de la blockchain.
En effet, la blockchain en est à ses balbutiements mais nul doute, qu’elle viendra très rapidement révolutionner nos habitudes tant l’idée d’un Web décentralisé, sécurisé et quasi instantané offre des perspectives de développement incroyables. Ce qui ne passera pas, bien entendu, sans des défis technologiques, financiers et juridiques à relever pour les entreprises et les gouvernements.